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6ème dimanche après la Pentecôte

Homélie de Père Antoine, 20 juillet 2014 en l'église saint Basile et saint Alexis - 6ème dimanche après la Pentecôte, Mt IX,1-8.

Aujourd'hui, nous trouvons dans l’évangile un des nombreux témoignages de la bonté miséricordieuse du Seigneur. La compassion de Jésus, sa grande miséricorde s'étend de la résurrection d'un mort ou de la guérison d'un lépreux, au pardon accordé à une pécheresse connue publiquement en passant par toutes sortes de guérisons de malades et à l'accueil des pécheurs repentis. Ce dernier point Il l'exprime par des paraboles comme celle de la brebis égarée, et celle du fils prodigue.

L'Évangile d'aujourd'hui nous démontre la miséricorde du Sauveur sous deux aspects en même temps : face à l'infirmité du corps et à celle de l'âme. Et étant donné que celle de l'âme est la plus importante, Jésus commence par celle-ci. Il sait que le malade s'est repenti de ses péchés, Il voit sa foi et celle de ceux qui l'amènent et Il lui dit: «Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés» (Mt 9,2).

Dieu oublie notre péché ! Qu’y a-t-il de si miraculeux dans le fait de pardonner ? Les gens ne se pardonnent-ils pas chaque jour ? Grâce à Dieu, ils le font. Mais il y a une grande différence entre le pardon des hommes et celui de Dieu. Quand nous pardonnons, nous gardons toujours en mémoire le mal qui a été fait. Le pardon de Dieu est total. "Mais moi, je ne me souviendrai plus de tes péchés. " (Isaïe 43,25). C’est là le miracle : le pardon de Dieu est si complet que même la mémoire du péché s’efface. Jésus nous apporte ce pardon total.
La confession devient le sacrement de la liberté ! Celui qui nous a dit qu’il "a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés " a choisi de confier ce pouvoir à l’Église. Quand nous disons que nous "allons à la confession," nous pensons peut-être que c’est comme "aller chez le dentiste " - quelque chose que nous n’aimons pas beaucoup, qui nous fait mal, mais nous savons que c’est bon pour nous et qu’après nous nous sentirons mieux. Pourtant, le sacrement de la liberté est aussi le sacrement de la ‘miséricorde’, je trouve, personnellement, que c’est le plus beau nom qu’on puisse donner à la confession. En l’appelant ainsi, tous nous avons envie d’y aller, n’est-ce pas ? Le sacrement de la miséricorde est en effet le sacrement d’une rencontre personnelle avec celui qui nous aime au-delà de notre entendement. C’est une rencontre tout aussi importante que celle du paralytique et de Jésus dans cette maison bondée, où le bruit de la conversation s’est calmé soudainement et chacun a retenu son souffle pour entendre ce que Jésus allait dire et faire. Dans ce sacrement de la miséricorde, dans ce sacrement impressionnant, nous confessons nos péchés au prêtre, qui prononce les mots de l’absolution. Mais, en réalité, c’est Jésus qui soulève le fardeau de la culpabilité de nos épaules et nous rend libres. C’est Jésus qui guérit notre paralysie spirituelle et nous aide à avancer de nouveau.
Avec moi, dans votre cœur, nous pouvons faire cette prière :
‘Seigneur Jésus, ne me laisse jamais m’habituer à ton pardon. Je sais que si je me rendais compte de la merveille de ce grand don, je dirais avec le peuple qui était témoin de tes miracles, "nous n’avons jamais rien vu de pareil !" Je sais que je ne mérite pas ta miséricorde, et que jamais je ne pourrais faire juste réparation pour mes péchés. Toi seul, Seigneur, est en mesure de payer le prix de mon péché, et tu l’as fait sur le calvaire en acceptant de verser ton sang pour me racheter. Mais encore une fois, Seigneur, que ta miséricorde me renouvelle. ’

 

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