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Mot de Père Lambert

août 2006

Chaque mois, Père Lambert écrit quelques mots pour aider les paroissiens de l'église orthodoxe de Nantes
à réfléchir et progresser sur leur chemin spirituel.

Comment se tenir ?

Nous avons vu plusieurs moments importants de la Liturgie : le Rassemblement, l'Annonce du Parole, la Communion dans le Christ, l'Envoie "en paix "… Il me reste quelques remarques moins importantes sur notre position, notre attitude, nos gestes.
Tout d'abord, comment est-ce qu'il faut se tenir pendant la Liturgie divine ? Debout ? A genoux ? Assis ? Les différentes églises orthodoxes ont différentes coutumes et sensibilités.
Dans certaines églises on est souvent assis. Mais il me semble, avec tout mon respect, que cette position est plutôt la position pour un concert ou un spectacle. Assis, nous sommes pas impliqués, nous sommes distants, des consommateurs. Et d'ailleurs cette coutume n'est que très récente. Avant, à l'Est comme à l'Ouest, on ne s'asseyait pas à l'église (note 1Ce qui laisse la liberté à ceux qui ne peuvent pas se tenir debout de s'asseoir. Et d'ailleurs également à ceux qui viennent d'églises où ils ont toujours été accoutumés à s'asseoir - nous respectons leurs coutumes. Sentons-nous libres dans la Maison de Dieu.
Par contre, pour ceux qui s'assoient, ils se lèveront ou s'agenouilleront, dans la mesure du possible, aux grands moments (quand ils sont encensés, quand le prêtre donne la bénédiction, au moment des Entrées et pendant l'Anaphore). D'ailleurs, pendant l'homélie, tous peuvent s'asseoir puisque ce n'est pas Dieu qui parle, mais un simple être humain. Par contre pendant la lecture de l'Apôtre on ne s'assoit pas - seuls les prêtres célébrants, comme délégués de l'évêque égaux aux Apôtres, le font.
).
Devant la Présence de Dieu, il me semble que l'on reste respectueusement debout (note 2Comme on le fait quand on entre le bureau d'un supérieur ou le salon de quelqu'un que l'on respecte, on ne s'assiera que quand l'autre nous invite de le faire.) ou bien on se met à genoux. Puisque nous nous savons petits. Puisque c'est ainsi que nous Le vénérons. Nous pouvons alors nous agenouiller pendant toute la Liturgie, ou aux moins pendant les grands moments : l'Entrée avec l'Evangile, l'Entrée avec les Dons, pendant l'Anaphore et surtout pendant l'Epiclèse : "Nous T'offrons encore ce culte spirituel (…) et nous T'invoquons, nous Te prions et nous Te supplions : envoie Ton Esprit Saint sur nous et sur les dons (…) ", et aussi quand le prêtre élève le Pain au-dessus du discos en disant "Les Saints Dons aux saints " puisque nous savons que "un seul est Saint, un seul est Seigneur, Jésus Christ", et également quand le prêtre sort avec le Calice pour la Sainte Communion.
Sauf pour le dimanche. Saint Basile disait : "Au jour de la résurrection, nous nous tenons debout" (note 3Basile de Caesarée, De l'Esprit Saint 27. Mais déjà Saint Irénée (2ème siècle) et Tertullien (début 3ème siècle) le mentionnent.). Dieu se lève et nous nous levons avec Lui. D'ailleurs, le canon 20 du Concile de Nicée interdit de s'agenouiller le dimanche (note 4Ce qui n'exclut pas de faire une grande poklone / métanie (signe de la croix après lequel nous touchons la terre avec notre tête en signe de vénération) à la fin de l'Epiclèse "Et fait ce pain Corps précieux de Ton Christ, et ce qui est dans ce Calice…".).
Quand le prêtre nous bénit (nous fait partager dans la bénédiction donnée par Dieu) et quand il nous encense (nous fait honneur comme on vénère les Icônes (note 5Nous avons étés crées "en Icône de Dieu" (Genèse 1, 26), Icône scandalisée dans la chute mais restaurée en nous par le Baptême. Nous sommes donc des Icônes que l'on peut vénérer pour adorer Dieu qui se révèle en nous (il faut bien distinguer entre vénérer et adorer comme le faisait le 7e Concile Œcuménique (2e de Nicée)).) ), nous inclinons la tête pour le recevoir cette bénédiction ou cette révérence humblement (note 6Nous ne nous signons donc pas. Par contre, quand le prêtre nous bénit avec la Croix ou avec l'Evangile, nous faisons le signe de la Croix.).
Puis, nous avons déjà dit dans un des mots précédents que les lectures sont faites pour être écoutées et entendues. Rien de plus logique alors de s'approcher. Notre Liturgie n'est pas statique, nous pouvons nous déplacer et pendant les lectures, nous devrions tous être autour du lecteur.
Suit la Communion. Nous nous approchons du Calice les bras croisés comme le font les anges avec leurs ailes. C'est un geste de désarmement. On est comme les bébés avant la naissance, en toute confiance devant notre Dieu.
Et après avoir reçu la Communion ? Les coutumes diffèrent de nouveau. Il y en a qui n'embrassent plus rien après avoir reçu la Communion, d'autres qui embrassent le Calice et encore d'autres le Calice et la main du prêtre. Qu'est-ce que c'est l'idée derrière ? On embrasse souvent "l'ustensile " de la grâce : la main du prêtre par qui Dieu nous a béni par exemple. Et ainsi on peut également embrasser le Calice duquel nous avons reçu la Vie. Par contre, nous n'embrassons plus rien de ce monde à partir du moment où nous avons pu participer "dans la divinité du Christ" comme le disait Saint Grégoire de Nazianze, puisque ayant participé dans le Corps du Christ nous sommes "devenus ce que nous avons reçu", comme le disait St Augustin (note 7Nous avons vu cela dans les mots précédents). Et nous n'embrassons donc plus la main du prêtre qui tient le Calice (note 8Et pour ceux qui sont très stricte même pas le Calice.). C'est pour la même raison que je ne laisse pas embrasser la croix à la fin de la Liturgie à ceux qui ont communié mais que je la mets sur leurs têtes. Par contre nous nous embrassons les uns les autres puisque tous nous "ne sommes qu'un Corps, car tous nous avons participés ce Pain unique", Corps du Christ (note 9Première lettre aux Corinthiens, 10, 16 - 17.).
Et à la fin de la Liturgie nous "sortons en paix" (note 10Texte de la Liturgie à la fin de la Liturgie.), "méditant dans notre cœur" les paroles du Seigneur (note 11Comparez vous avec la Mère de Dieu qui après la naissance de son Fils, notre Sauveur, entend ce que l'Ange à dit de lui et "conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur ", Evangile selon Saint Luc, 2, 8-19.) et nous gardant loin de toute mauvaise parole puisque "la braise de l'Autel", la Sainte Communion "a touché nos lèvres" (note 12Le prêtre dit après la communion ces mots que l'Ange disait également au prophète Isaïe après sa vision (Isaïe 6, 6-7) : "L'un des séraphins vola vers moi, tenant dans sa main une braise qu'il avait prise avec des pinces sur l'Autel. Il m'en toucha la bouche et dit : 'Voici, ceci a touché tes lèvres, ta faute est effacée, ton péché est pardonné' ".).

Votre prêtre Lambert

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Notes :
1- Ce qui laisse la liberté à ceux qui ne peuvent pas se tenir debout de s'asseoir. Et d'ailleurs également à ceux qui viennent d'églises où ils ont toujours été accoutumés à s'asseoir - nous respectons leurs coutumes. Sentons-nous libres dans la Maison de Dieu.
Par contre, pour ceux qui s'assoient, ils se lèveront ou s'agenouilleront, dans la mesure du possible, aux grands moments (quand ils sont encensés, quand le prêtre donne la bénédiction, au moment des Entrées et pendant l'Anaphore). D'ailleurs, pendant l'homélie, tous peuvent s'asseoir puisque ce n'est pas Dieu qui parle, mais un simple être humain. Par contre pendant la lecture de l'Apôtre on ne s'assoit pas - seuls les prêtres célébrants, comme délégués de l'évêque égaux aux Apôtres, le font.
2- Comme on le fait quand on entre le bureau d'un supérieur ou le salon de quelqu'un que l'on respecte, on ne s'assiera que quand l'autre nous invite de le faire.
3- Basile de Caesarée, De l'Esprit Saint 27. Mais déjà Saint Irénée (2ème siècle) et Tertullien (début 3ème siècle) le mentionnent.
4- Ce qui n'exclut pas de faire une grande poklone / métanie (signe de la croix après lequel nous touchons la terre avec notre tête en signe de vénération) à la fin de l'Epiclèse "Et fait ce pain Corps précieux de Ton Christ, et ce qui est dans ce Calice…".
5- Nous avons étés crées "en Icône de Dieu" (Genèse 1, 26), Icône scandalisée dans la chute mais restaurée en nous par le Baptême. Nous sommes donc des Icônes que l'on peut vénérer pour adorer Dieu qui se révèle en nous (il faut bien distinguer entre vénérer et adorer comme le faisait le 7e Concile Œcuménique (2e de Nicée)).
6- Nous ne nous signons donc pas. Par contre, quand le prêtre nous bénit avec la Croix ou avec l'Evangile, nous faisons le signe de la Croix.
7- Nous avons vu cela dans les mots précédents.
8- Et pour ceux qui sont très stricte même pas le Calice.
9- Première lettre aux Corinthiens, 10, 16 - 17.
10- Texte de la Liturgie à la fin de la Liturgie.
11- Comparez vous avec la Mère de Dieu qui après la naissance de son Fils, notre Sauveur, entend ce que l'Ange à dit de lui et "conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur ", Evangile selon Saint Luc, 2, 8-19.
12- Le prêtre dit après la communion ces mots que l'Ange disait également au prophète Isaïe après sa vision (Isaïe 6, 6-7) : "L'un des séraphins vola vers moi, tenant dans sa main une braise qu'il avait prise avec des pinces sur l'Autel. Il m'en toucha la bouche et dit : 'Voici, ceci a touché tes lèvres, ta faute est effacée, ton péché est pardonné' ".

Как себя вести ?

Мы рассмотрели различные важные моменты Литургии: Сбор, Объявление Слова Божия, Причастие, Выход «с миром»… Мне осталось добавить несколько менее важных замечаний о нашем поведении, о наших манерах, о наших жестах.
В первую очередь, как надо себя вести во время Божественной Литургии? Стоять? Стоять на коленях? Сидеть? В разных православных церквях есть разные традиции.
В некоторых церквях мы часто сидим. Но мне кажется, при всем моем уважении, что такое поведение больше соответствует концерту или спектаклю. Сидя, мы не участвуем, мы отстранены, мы - потребители. И кроме того, такая традиция очень недавняя. Раньше, на Востоке как и на Западе, в церкве не сидели.
Перед Присутствием Бога, мне кажется мы уважительно стоим или мы становимся на колени. Потому что мы знаем свое ничтожество. И потому что мы Его почитаем. Можно стоять на коленях во время всей Литургии, или во время великих моментов Литургии: Вход с Евангелием, Вход с Дарами, во время Анафоры и особенно во время Эпиклеза: «Мы приносим Тебе этот духовный культ (…) и мы Тебя упоминаем, мы молим Тебя: ниспошли твой Дух Святой на нас и на дары(…)», а также когда священник подымает Хлеб над дискосом говоря: «Святые Дары святым», потому что мы знаем, что «единственный Свят, единственный Господь, Иисус Христос», и когда священник выходит с Чашей для Святого Причастия.
За исключением воскресенья. Святой Василий говорит: «В день воскресения мы стоим.». Бог поднимается, и мы поднимаемся вместе с Ним. Кстати, 20 канон Нисейского Собора запрещает становиться на колени в воскресенье.
Когда священник нас благославляет (делит с нами благословение, данное Богом) и когда он обносит нас кадилом (он нас почитает, как почитают Иконы), мы склоняем головы, чтобы смиренно получить это благословение или это почитание.
Кроме того, как уже было сказано в предыдущих заметках, чтения проводятся для того, чтобы их слушали и слышали. Таким образом, самое логичное при этом – приблизиться. Наша Литургия не статична, мы можем передвигаться в церкви, и во время чтения мы должны быть вокруг чтеца.
Далее следует Причастие. Мы приближаемся к Чаше со скрещенными руками, как это делают ангелы со своими крыльями. Это жест разоружения. Мы как дети до рождения, в полном доверии перед нашим Богом.
И после Причастия? Здесь снова традиции расходятся. Одни ничего больше не целуют после Причастия, другие целуют Чашу, и третьи целуют Чащу и руку священника. Что за этим стоит? Часто целуют «утварь» благодати: например, руку священника, которой благославил нас Бог. Можно также поцеловать Чашу, из которой мы получили Жизнь. И наоборот, мы не целуем более ничего, принадлежащего этому миру, начиная с того момента, как мы участвовали в «божественности Христа» как говорил Св. Григорий Назианский, потому что участвовав в Теле Христа мы «стали тем, что мы получили», как говорил Св. Августин. И значит мы больше не целуем руку священника, которая держит Чашу. По этой причине я не позволяю целовать крест в конце Литургии тем, кто причастился, но кладу крест на их головы. И наоборот, мы целуемся друг с другом, поскольку мы «являемся единым Телом, ибо мы приняли участие в этом Хлебе», Теле Христовом.
И в конце Литургии мы «выходим с миром», «медитируя в нашем сердце» над Словом Господнем и мы стараемся быть далеко от всех плохих слов, ибо «уголь Алтаря», Святое Причастие «коснулось наших губ».

Ваш отец Ламберт

 

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