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La construction - 1

(06-10-2004 au 31-12-2004)
Orthodoxie en Loire Atlantique : l'église orthodoxe de Nantes entreprend la construction d'une chapelle en rondins et d'une salle paroissiale.

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église orthodoxe de nantes, début travaux

05 octobre 2004 : début des travaux. Terrassement, fondation, dalles de béton.
05 novembre : fin de la première étape, l'entreprise reviendra plus tard pour réaliser les réseaux, et à la fin du chantier pour les aménagements extérieurs.

église orthodoxe de nantes, les dalles sèchent

Début novembre : les ouvriers russes se font espérer…, des contacts sont pris avec des constructeurs français de fustes (maisons en rondins bruts ou fûts). Les devis pour les raccordements ne sont pas encore tous là. Les "molébènes" d'intercession se répètent… La préparation du chantier avance : sangles de levage pour les forts-à-bras, échaffaudage de maçon avec palan électrique, élingues, groupe électrogène, ça prend tournure…

Début décembre : Finalement, 3 ouvriers russes vont venir nous aider à remonter la chapelle, ouf !!! Il faudra être 5 ou 6 en permanence sur le chantier : après avoir retourné leurs poches, les paroissiens et leurs amis sont sollicités pour retrousser leurs manches ! Il faudra également une personne pour garder le chantier, au moins jusqu'à la fin du remontage des rondins. Une caravane est prévue pour s'abriter… Sur le parking du grand séminaire, les paquets de bois s'organisent de manière à rendre les rondins accessibles (quelques coups de grue et l'on rebache).

Quelques questions ressurgissent, pressantes car les réponses seront sans appel : doublage des murs par du lambris (prévu sur le plan) ou rondins apparents ? Et donc : utilité ou non d'une isolation en laine de mouton entre les rondins en cas de doublage (n'apparaît pas sur le plan) ? Où trouver de la laine de mouton brute ? Difficultés pour percer les rondins au remontage pour encastrer le réseau électrique : fils apparents ? Utilité de sangles de camion pour serrer les rondins (il faut alors construire sur des cales pour glisser les sangles) ? On s'interroge, les nuits sont parfois agitées. Nos amis russes nous aideront dans ces choix ; mais se procurer de la laine de mouton brute ne se fait pas non plus du jour au lendemain ! On pourra toujours mettre de la laine de roche… mais bof.

ballet de camions avec grue

09 décembre : transport des rondins jusqu'au chantier, puis on complète l'outillage, appel inespéré d'un éleveur de mouton contacté auparavant grâce à l'association des tondeurs de mouton (http://atm.tondeur.free.fr/) : il y a de la laine ! En route ! Retour chargé et parfumé (2 gros sacs de 100Kg de toisons), mais satisfaits.

10 décembre : déjà le tri commence, c'est lourd 150 à 200 Kg !On se met à 4 pour porter, en utilisant 2 courroies + 2 manches de pioche passés en travers. La numérotation n'a pas de secret pour nos amis russes. Les rondins n'ont pas trop souffert de leur exposition aux intempéries, mais chacun doit être raboté pour retrouver un belle couleur dorée.

ça réchauffe

11 et 12 décembre le soleil nous encourage, le chantier s'active tous les jours, nous profitons de l'absence d'intempérie ; le groupe électrogène est abandonné, car l'église Saint Georges (nos voisins) nous fournit très gentiment l'électricité.
13 décembre : le palan électrique rentre en action, la communication entre russophones et francophones progresse, on se passe d'interprète! La conversation reste sommaire, c'est vrai. Des paroissiens de l'église Saint Georges apportent avec un immense sourire un pot-au-feu bien chaud. L'amour.
20 décembre, les murs de rondins sont terminés. On attaque la charpente.
30 décembre, fin du voligeage, ça s'arrose, en France comme en Russie, nasdarovié !

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